La vie, l'amour, la mort

Métamorphoses

La Naissance

Réalité biologique, phénomène d’ordre divin, ou encore émanation de la pensée
— la Vie, l‘Amour, la Mort constituent néanmoins la brève expérience de l’être face à l’immensité du Néant. Depuis les origines l'homme n’a cessé d’en définir le sens, fasçonnant cette quête sans cesse renouvelée de structures symboliques multiples.
Pour traduire cette aventure nous avons eu recours à l’archétype, au mythe et à la vision poétique — seuls capables, à notre avis, d’en exprimer l’intensité fugitive. Seuls capables également d’inscrire notre propos dans le Temps immuable, dans la conscience première de l’humanité.

Notre intention n’est pas d’aborder ce thème sous l’angle d’une simple présentation d’oeuvres qui ne seraient finalement confinées qu’à quatre murs. Mais d’en dégager le schème par une dynamique d’une intensité équivalente. Une dynamique picturale à laquelle répondent la gestuelle, le language et le son. Il s’agit donc de la mise en scène d’une plastique composé d’huiles, de techniques mixtes et d’argiles, où viennent se souder d’autres espaces. Ceux de l’arabesque du corps, de la musique et de l’écrit. C’est de cette synthèse que doit jaillir l’effervescence de la forme.

L'exposition

L'exposition, la danse et l'écrit

Le concept de cette exposition s’est dessiné suite à notre première collaboration à la Chapelle des Brigittines, à Bruxelles, à l’automne 1997. Conscientes des partis pris et des phénomènes de mode en art, et ne souhaitant pas par ailleurs traiter ce sujet par le truchement d’une “installation”, nous avons voulu renouer avec la tradition où peinture et sculpture, voire même figurative, tiendraient une place. Une figuration sensible plutôt qu’esthétisante qui s’attacherait à traduire l’intériorité du propos.
L’intention est de présenter une quarantaine d’oeuvres qui seraient mises en scène dans une espace rigoureusement scénographique pour être dévoilées comme dans un Mystère archaique. Son et jeu de lumières. Une danseuse seule officie à ce rituel, transformant progressivement la scéne en lieu d’exposition

Michèle Meugens

A son tour, puisant dans la poésie occidentale, l’écrit projette sur l’ensemble son propre regard, s’associant au travail pictural et à la danse par un jeu d’affinités, de connivences. Ainsi s’élabore une architecture, qui bien que subjective, convie le public à une réflexion où se fondent rythme, formes, son, language, couleurs, volumes, mouvement et espace.

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