Le monde qui n'a pas de nom

Michèle Meugens - photo JP Van den waeyenberg

"L’image du paradis perdu
Lâchée tout à coup par la musique d’un accordéon…"

— Mircea Eliade

La Vierge Blanche

Les phénomènes de la nature, le végétal et le minéral, sont les lieux de passage qu'emprunte Irène Philips pour renouer avec le monde de l'origine - ce monde au-delà des murs qui autour de nous se dressent sans considération, sans pitié, sans honte (Cavafis).
Certes la quarantaine d'œuvres qu'elle présente nous entraîne vers les résidus de la conscience première de l'humanité. Mais c'est pour les imaginer de nouveau, les re-formuler, avec émerveillement, stupeur ou ironie.
Elle est jointe en cela par la danseuse Michèle Meugens, l'intention des deux artistes étant de saisir une voie hors des expériences rebattues.
Si les arbres constituent le matériaux de prédilection d' Irène Philips - lui permettant en quelque sorte un aller-retour entre le sous-monde, le tellurique et le spirituel - la vibrante simplicité de la matière maintient son propos hors du seul champ esthétique, pour se muer en un jeu déconcertant surgissant tout-à-coup, à l'improviste, derrière la queue de la comète…

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